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Jean-Baptiste Bernadet

«  Je vois mes tableaux comme des surfaces sensibles. Comme une surface de projection pour le regardeur. Les tableaux ne sont ni abstraits, ni figuratifs, mais indiciels. Je ne suis pas intéressé par ce que l’on peut y voir ou y reconnaître mais bien par la possibilité d’y voir ou d’y reconnaître. J’aime à penser qu’ils sont les images fragmentaires d’un monde qui est sur le point d’advenir ou sur le point de disparaître. »  

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Artiste français travaillant actuellement entre Bruxelles et New York, Jean-Baptiste Bernadet est diplômé de La Cambre en 2003. Peintre virtuose de la couleur, il s’est engagé dans la voie d’une peinture puissamment évocatrice dans laquelle l’intensité interpelle les sensations du regardeur jusqu’à l’éblouissement. Usant d’une technique en apparence simple, mêlant huile, cire et résine, il obtient une palette vive, saturée en pigments, qu’il applique par couches successives et rapides, au pinceau fin. Au fil d’un recouvrement inlassable, par épaisseurs successives, jouant des transparences et des infimes variations de la touche, se construit une matière picturale indéfinissable, sans contour et sans point focal. L’œil s’y perd dans un vertige de vibrations rétiniennes, qui évoque délibérément la peinture impressionniste. Mais il s’agit ici d’une peinture sans sujet, si ce n’est la peinture elle-même et le questionnement de la nature de notre activité sensorielle. Dans cette interrogation, s’ouvre l’espace interstitiel de l’imaginaire. 

« Si l’objet de ma peinture est la peinture elle-même, elle est toujours je crois vaguement mélancolique, de l’ordre de la réminiscence, du souvenir. »